Les principaux points de couture à la main

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point de couture à la main

Pas toujours pratique de sortir la machine à coudre, surtout quand on n’a pas de coin couture dédié... Sans oublier qu’on n’a pas tous une machine ! Une autre solution ? On compte sur ses doigts... de fée ! Pour ça, on vous présente les principaux points de couture à la main. Vous allez voir : rien de difficile et surtout bien utile. De quoi ne pas perdre le fil... de ce loisir créatif ! 

Quelques conseils avant de commencer la couture

On va déjà vous rassurer : il existe deux points basiques. En maîtrisant le point avant et le point arrière, vous pourrez confectionner un vêtement, vous lancer dans de nombreux tutos couture... C’est la base de la couture à la main ! Bon, ça ne nous a pas empêchés de vous en présenter quelques autres : plus sympa d’avoir le choix ! 

 

Sinon : 

  • On choisit son aiguille en fonction du tissu : une aiguille fine pour un tissu fin, une aiguille plus grosse pour un tissu épais. Pour sa longueur, ça va dépendre du point : une aiguille courte pour un point court (entre 2 et 5mm). Une aiguille longue... pour un point long (entre 5 et 15mm) ! 

  • On choisit la couleur de son fil en fonction de ce que l’on s’apprête à faire : ton sur ton avec le tissu pour raccommoder un trou, bien voyant pour faire des coutures « décoratives » ... 

  • On passe le fil dans le chas de l’aiguille (mais vous vous en doutez !) et, en général, on fait un ou plusieurs nœuds à l’autre bout : de quoi « coincer » le fil dans le tissu et vous permettre de commencer la couture.  

  • Pour finir ? Le plus simple est de faire un nœud « en 8 » : au dernier point, on passe le fil dans la boucle et on tire. On recommence 2 ou 3 fois pour que ça tienne bien. 

  • Bien sûr, quand on pique la 1ère fois, c’est sur l’envers du tissu pour cacher le nœud ! 

On assemble avec le point avant 

En avant... toute ! Ce point vous permet d’assembler des pièces de tissus de façon définitive. C’est aussi celui qui permet de les froncer !  

  • On pique ses tissus à assembler. 

  • On repique à quelques millimètres (entre 3 et 5mm : les points doivent rester courts). 

  • On recommence en gardant cette longueur entre deux points (si son point fait 4mm, on repique donc à 4mm pour refaire un point de 4mm). 

  • À la fin, on obtient une ligne régulière de points espacés les uns des autres. 

On assemble de façon plus solide avec le point arrière   

Il a un « point » commun avec le point avant : on l’utilise pour assembler de manière définitive des morceaux de tissus. Mais, il est plus solide ! Comme son nom l’indique, on pique en arrière... mais pas seulement ! Petit pas de danse avec son aiguille : 

  • On pique ses tissus. 

  • On repique à quelques millimètres en arrière de l'endroit où l'on a piqué la 1ère fois. 

  • On la fait ressortir à quelques millimètres en avant de là où on a piqué la 1ère fois. Vous suivez ? En fait, c’est très simple ! 

  • On tire son fil. 

  • On recommence : on pique en arrière, à quelques millimètres de l'endroit où l'aiguille vient de sortir et on la faire ressortir en avant. 

  • Et ainsi de suite ! 

Une fois terminée, on obtient une ligne de points qui ressemblent parfois à des petites boules (selon la longueur qu’on leur donne), espacés de façon régulière. À l’envers, ce n’est pas très joli mais ça tient bien ! 

 

On maîtrise le point de piqûre 

Une variante du point arrière. Certains lui trouvent un aspect plus fini. Pas complètement faux car il ressemble aux coutures classiques faites avec une machine à coudre. Typique d’une couture de jeans !  

  • On pique ses tissus. 

  • On repique en arrière, à quelques millimètres (entre 3 et 5mm, on reste encore dans des points courts). 

  • On repique mais en avant, à 3 à 5 mm du tout premier point. 

  • On repique en arrière, mais exactement au même endroit où l’on a piqué son aiguille la toute 1ère fois. C’est là que ça change du point arrière : on ne laisse pas d’espace. 

  • On repique en avant, à 3 à 5 mm de l’avant-dernier point. 

  • On repique en arrière, à l’endroit de l’avant-dernier point. 

  • On recommence ainsi de suite. Il s’agit d’un va-et-vient qui permet d’avoir une couture avec des points « collés » les uns des autres. 

Là aussi, on garde des points de même longueur et on coud droit ! 

  

On construit avec le point bâti 

Envie de confectionner vos habits ? Le point bâti va vous servir à assembler rapidement des pièces de tissu, mais de façon temporaire avant de se lancer dans une couture définitive. Pas mal pour voir ce que ça donne entre 2 étapes !  

  • On pique ses tissus. 

  • On repique l’aiguille à environ 2 cm : ici, les points sont larges. 

  • On recommence en gardant les mêmes espaces entre les points.  

On pense aux finitions avec le point de surfil 

Plus besoin de surjeteuse ! Ce point oblique, utilisé sur le bord du tissu, va éviter qu’il ne s’effiloche. Top ! 

  • On pique son aiguille à environ 3 mm du bord. 

  • On passe son fil sur ce bord pour pouvoir piquer par en-dessous.  

  • On le fait de façon à ce que le fil soit oblique par rapport au bord. 

  • On recommence autant de fois que nécessaire. 

On ose une variante avec le point feston 

C’est un point que l’on retrouve en broderie. En couture, le point de feston va permettre d’assembler des morceaux de tissus grâce à une couture visible sur les bords. Mais c’est plus joli que le point surfil et évite également aux textiles de s'effilocher. Parfait pour des tutos comme la création de lingettes démaquillantes lavables

  • On place bord à bord les 2 morceaux de tissus. 

  • On pique par-dessous le premier tissu seulement (celui qui est face à nous !). Comme ici, les tissus ne sont pas à l’envers quand on les assemble, ça permet de cacher le nœud. Malin ! 

  • On passe son fil sur le bord des tissus pour pouvoir piquer par en-dessous 

  • On pique cette fois à travers les 2 morceaux de tissus et on ressort à l’endroit où on a piqué la 1ère fois. 

  • En tirant le fil, on passe son aiguille dans la boucle pour faire le point. 

  • On repique par en dessous les 2 tissus, à quelques millimètres. Quand l'aiguille ressort, on la passe dans la boucle avant de tirer totalement le fil. 

  • On recommence autant de fois que nécessaire, en faisant toujours attention à ce que le fil soit oblique au bord. 

On fait son ourlet avec le point de chausson 

Idéal pour faire des ourlets sur tissus épais !  Commencez par repasser votre tissu pour marquer le pli de l’ourlet, ce sera plus simple. Ensuite, on va croiser les points : 

  • Étape 1 : Piquez votre tissu dans la partie « ourlet ». 

  • Étape 2 : Piquez en diagonale, dans la partie « tissu simple », pour fixer l’ourlet au vêtement. 

  • Étape 3 : Faites ressortir votre aiguille du même côté, à 2 mm sur la gauche. 

  • Étape 4 : Repiquez dans la partie « ourlet » pour faire une diagonale dans l’autre sens : ça ressemble au dessin d’une tente ! 

  • Étape 5 : Recommencez à partir de l’étape 3 et jusqu’à la fin de votre ourlet.  

On répare ou on ferme une couture avec le point glissé   

Le point magique car invisible ! D’ailleurs c’est son autre nom : le point invisible. On peut aussi l’appeler le point coulé. On l’aime quand une couture de vêtement s’est cassée et commence à se défaire, ou pour les tutos, quand il faut fermer une ouverture (une bouillotte de riz par exemple !). 

  • Si ce n’est pas déjà fait, on commence par plier son tissu, de chaque côté de l’ouverture, comme pour faire des petits ourlets intérieurs. 

  • Après un 1er point au coin de l’ouverture pour démarrer, on pique son aiguille dans le pli d’un des tissus et on le fait ressortir à quelques millimètres, toujours dans le même pli. 

  • On recommence mais en piquant dans le pli de l’autre tissu. 

  • Ainsi de suite jusqu’à la fin : on obtient des points cachés dans les plis qui alternent des deux côtés de l’ouverture pour la fermer ! 

On raccommode un trou ou un accroc 

Le point final qui est le point crucial quand on vient d’abîmer un vêtement fétiche ! 

Pour rappel, on prend un fil de la couleur du tissu. On évite aussi de le doubler : la réparation sera plus discrète ! On met son vêtement à l'envers... Ensuite, on s'inspire du point glissé, en commençant par le bas du trou :  

  • On pique au bord d'une extrémité déchiré et on repasse l'aiguille dans le côté opposé.  

  • On recommence en faisant des points assez proches et parallèles, mais pas besoin de tirer trop sur le fil : ça risquerait de faire comme une cicatrice dans le tissu. Il faut que ce soit le plus naturel possible dans le textile ! 

Oulala, tous ces DIY que vous n’osiez pas faire... Vous allez maintenant pouvoir les tenter ! D’autres points de couture à la main à partager ? On fait le point... dans les commentaires ? 

 

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