Coudre et utiliser une surjeteuse

Noter cet article: 
5 pour 1 vote
coudre à la surjeteuse

Quand on aime la couture, on aime les coutures ! On devient même expert en point avant, point arrière, de piqûre... Et on sait lequel choisir pour assembler deux tissus, réparer un accroc, faire un ourlet. On fait ses coutures à la main ou la machine. Sauf que parfois, ça ne suffit pas. Pour certains ouvrages, la surjeteuse peut être intéressante. On explique tout sur comment utiliser et coudre à la surjeteuse ! 

La surjeteuse, pour quoi et pour qui ? 

Première information, mais pas des moindres : une surjeteuse n'est pas une machine à "tout coudre". Au moins, on évite c’est clair ! En fait, la surjeteuse a deux fonctions essentielles. 

 

Surfiler les bords des tissus 

Coudre les bords des tissus est l’une des spécificités de la surjeteuse. Mais pas n'importe comment ! Sa mission est de les surfiler pour obtenir des finitions propres. D’ailleurs, si besoin, elle peut couper l'excédent de tissu qui dépasse ou s’effiloche en même temps qu'elle surfile : l’assurance d’obtenir des bords vraiment nickel, le tout rapidement ! 

  

Bien sûr, une machine à coudre classique permet d'obtenir des points surfilés (type zigzag). Mais le résultat ne sera pas forcément aussi précis, rapide, joli et... solide ! Cela dit, quand on débute en couture, la machine à coudre est le premier équipement à avoir. Grâce à elle, vous pouvez assembler n'importe quelle partie de tissus (c’est bien ce qu’on recherche en priorité), coudre une boutonnière ou un zip... Ce qu’une surjeteuse ne permet pas !  

 

Assembler certains textiles 

Bon, on doit vous avouer que la surjeteuse peut tout de même servir de machine à coudre dans un cas particulier. C'est même son autre utilité bien connue et reconnue : assembler des tissus extensibles ou épais comme le molleton, l'éponge, le jersey, la maille tricot, le Lycra, la polaire... Oui, avec ces matières textiles naturelles ou synthétiques, une machine classique peut avoir ses limites et donner un résultat qui gondole. Arf ! Là, le relais avec une surjeteuse arrive à « point » nommé ! Vous pourrez même en profiter pour assembler une capuche, une encolure, certains bas de manche... Par contre, pour un ourlet basique, il faudra revenir à la machine à coudre. Les deux appareils sont donc complémentaires. 

 

Vous l’avez compris, la surjeteuse est à adopter en second lieu, quand on commence à maîtriser la couture et qu'on veut passer au niveau expert. Si c’est votre cas, il ne vous reste plus qu’à aménager votre coin couture ! 

 

L'astuce en +

Une surjeteuse « recouvreuse » peut réaliser des coutures sur des zones qui ne sont pas uniquement en bord de tissus. À étudier si vous désirez cumuler un peu plus de fonctions avec votre machine ! 

 

Les points de couture à la surjeteuse 

Pour arriver à faire ces coutures et coupes, la surjeteuse dispose de 2 aiguilles, de 2 boucleurs et d'un couteau. Cela demande parfois d’enfiler 4 à 5 fils différents (ça peut même monter jusqu'à 8 sur certains modèles). Selon les systèmes, ce peut être l'étape un peu galère ! 

 

Si tout est correctement installé, la surjeteuse crée une chainette de fils. À partir de là, il existe 4 points principaux : 

  • Le point de surjets 4 fils. Le plus utilisé ! Il permet d'assembler les tissus tout en surfilant les bords. C’est aussi celui qui permet de coudre les matières épaisses ou extensibles. Comme son nom l’indique, il lui faudra 4 bobines pour l’exécuter. Pas de doute, on sort sa boîte à couture ! 

  • Le point de surjets 3 fils. On l’appelle aussi « surjet 2 fils ». Une indication sur le nombre de bobine à mettre en place ! Ce point est à sélectionner quand on veut surfiler un tissu, sans l'assembler à un autre (ou alors uniquement si le tissu est très souple). L'assemblage devra se faire ensuite en machine à coudre classique. 

  • Le Flatlock. Assembler et décorer, c’est ce que l’on obtient avec le Flatlock. L'idée est de réaliser une couture plate bien voyante. On peut le faire à partir de 2 ou 3 fils, selon ses besoins. 

  • Le point roulotté : un point spécifique qui permet de réaliser un ourlet très étroit (tellement étroit qu’on roule le tissu sur quelques millimètres, plutôt que de le plier sur 2 ou 2 centimètres), en obtenant une belle finition, notamment sur des tissus fins ou qui ont tendance à s'effilocher. Là on se rapproche d’un résultat professionnel ! 

Comment choisir une surjeteuse ? 

Tout va être question d'utilisation, de design et de budget ! Mais quelques critères à prendre en compte pour choisir une surjeteuse : 

  • Optez pour un système d’enfilage qui soit le plus simple possible pour vous. Selon votre dextérité, il n’est pas nécessaire qu’il soit automatisé. Mais il faut que cela reste « intuitif » à vos yeux et vos mains ! 

  • Vérifiez que le couteau soit rétractable ou désactivable. Vous n’aurez pas toujours à vous en servir et cela pourrait faciliter certains assemblages. 

  • Préférez une surjeteuse avec un bac récupérateur de fils. Ça reste une option mais on peut l’apprécier pour éviter de passer l’aspirateur quand on a fini ! 

L’astuce en + 

Si l’une de vos connaissances possède une surjeteuse, n’hésitez pas à lui demander conseils et pourquoi pas, d’essayer la sienne lors d’un atelier couture avec des amies ! 

 

Ces informations vous permettent de faire le tour du surjet...euse ? En avez-vous une ? À quoi vous sert-elle ? Partagez vos avis de couturiers ou couturières dans les commentaires ! 

 

Commentez

(0 commentaire)

Connectez-vous en cliquant ici pour laisser un commentaire avec votre pseudo
la belle adresse footer
Le site utilise des cookies pour vous permettre une navigation optimale et vous proposer des offres personnalisées. En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies.En savoir plus